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Venise – Carnet de voyage d’une célibataire

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Il y a maintenant plus de dix ans, je découvrais la belle Venise pour la toute première fois. Alors à peine âgée de 13 ans, je n’avais pas pris conscience de la dimension romantique de la ville. J’avais déambulé dans les rues sous l’écrasante chaleur du mois d’août, étouffant sous les pigeons et les touristes. Les dizaines d’amoureux au mètre carré ? J’avoue ne pas les avoir remarqués. Mais ça, c’était avant…


Venise étant intrinsèquement liée à cette dimension romantique, un moral d’acier est de mise pour s’y aventurer en tant que célibataire. Du moins, dans l’imaginaire collectif mondial.
Un Indiana Jones des temps modernes sommeillant en moi, il m’en fallait plus pour me rebuter. Ni une, ni deux, les billets d’avion étaient en poche… pour un départ plus qu’immédiat !

Beauté de janvier…

Vous désirez visiter Venise ? Laissez tomber l’été ! Durant les mois de juin, juillet et août, la ville est assaillie par des milliers de voyageurs. Les lieux touristiques sont pris d’assaut, les pigeons abondent et la chaleur humide est étouffante.
Comme moi, partez en janvier ou encore au début du printemps. Saison creuse oblige, le prix des billets d’avion est alors particulièrement bas. Et avec Ryanair, vous n’aurez aucun mal à booker un aller-retour Zaventem-Venise Trévise à 28€.

Bon à savoir : le prix particulièrement bas de l’avion vous fera sans doute digérer la pilule du bus exorbitant. Comptez 22€ pour l’aller/retour de l’aéroport au centre de Venise… À ce prix-là, on savoure le moelleux des sièges !

 

Oubliez Venise, logez à Mestre !

Célibataire oblige, peu m’importait de dormir dans un palazzo vénitien pour célébrer cinq mois, trois semaines et quelques heures d’un amour intense. Un lit confortable et une douche propre à moindre coût, et tutto bene ! C’est donc à Mestre, à quelques kilomètres seulement de Venise, que j’ai posé mes valises. Pour moins de trente euros la nuit via Airbnb, on y trouve sans mal de quoi se loger sans meurtrir notre porte-monnaie.
Et pour rejoindre l’île, rien de plus simple ! On prend le bus 2 qui, pour 1,50€ seulement, nous arrête à deux pas du dernier pont en bois de la ville !

Respirez sur Santa Margherita

Le ristorante quatre couverts avec vue sur le pont Rialto ? Très peu pour moi. Ciao luxe et volupté, à moi la vie d’une Bridget Jones fauchée ! Mais vous connaissez désormais votre petite Coco. Mon amour pour la nourriture est bien trop grand pour me laisser mourir de faim…
Alors, comme à mon habitude, je me suis fondue dans la population et j’ai rejoint les jeunes vénitiens sur la piazza Santa Marguerita.Plus connue sous le nom « il campo », cette mignonne petite place est bordée de cafés et de terrasses. On s’y délecte d’un vrai café ou encore d’un spritz, ce cocktail dont raffole tout italien qui se respecte ! Et pour manger, on court al Volo. Cette pizzeria ravira sans mal vos papilles, à partir de 2€ !

 

S’émerveiller à San Marco, et se perdre chez les Doges

En basse comme en haute saison, vous ne pourrez passer à côté de ces deux incontournables : j’ai nommé la Basilique Saint-Marc et le Palais ducal. Ces deux merveilles architecturales vous surprendront certainement par leur finesse. De la mosaïque époustouflante pour ce bon Marc. Et une subtile dentelle de pierre pour le Doge. C’est qu’ils savent y faire, ces vénitiens !

Psst : Si la visite de San Marco est gratuite, celle du Palais des Doges vous coûtera 19€. Vous êtes étudiants de l’U.E. ? Mentionnez-le et vous ne payerez « que » 12€. Une visite qui vaut son pesant d’or et qui vous occupera une bonne matinée !
Vous rêvez de passer sur le pont des soupirs ? C’est aussi au Palais des doges que ça se passe !

Pour toute information supplémentaire, c’est par ici !

Caffè e fritelle veneziane 

Un petit creux ? Rendez-vous non loin de la place San Marco, dans les ruelles qui l’entourent.

J’ai découvert, lors de ce voyage, le bonheur des fritelle veneziane, sorte de beignets aux raisins secs et aux pignons de pin. Mamma mia. Un délice dont vous ne saurez bientôt plus vous passer. Croyez-en mon expérience, j’ai fini par baver devant les vitrines de tous les bars qui en proposaient… c’est dire !

Vous êtes novices en matière de caffè et autres bars italiens ? Quelques règles simples vous permettront de profiter au mieux de ce rituel indissociable de tout voyage dans la Botte :

  1. Chaque consommation doit préalablement être réglée à la caisse. On vous donne alors lo scontrino, comprenez le ticket qui vous permettra d’obtenir votre précieux breuvage au bar.
  2. Vous êtes fauchés ? Restez debout ! Le café avalé au comptoir vous coûtera moins cher que celui dégusté sur une tendre banquette. Où que vous soyez en Italie, gardez à l’esprit qu’ils ne perdent jamais le nord ! (et c’est pour ça qu’on les aime tant)
  3. Un bon bar se reconnait souvent à ses prix démocratiques. Comptez 0,90€ en moyenne pour un café, 1€ tout au plus. Au-delà, fuyez. L’arnaque est proche !
  4. Ne commandez idéalement pas de cappuccino après 11h ! Au risque d’être définitivement placé dans la case touristes…

 

Sunset mania

Je n’ai jamais autant apprécié un coucher de soleil qu’à Venise ! Bon, d’accord, je mens. Ceux de l’Ile Maurice étaient exceptionnels. Et ceux de la mer du Nord ont leur petite place dans mon coeur. En réalité, c’est certainement un des phénomènes quotidiens qui m’impressionne et me passionne le plus (avec le lever du soleil, cela va sans dire).
Petite, je n’avais d’ailleurs aucun mal à appeler ma maman pour qu’elle s’extasie avec moi, chaque jour, devant le ciel qui s’imbibait de grenadine. Et visiblement, chez les grands, l’extase ne marche qu’un temps.

Maiiiis votre Coco ayant gardé son âme d’enfant, j’ai pris soin d’admirer le coucher de soleil vénitien sous toutes ses coutures. Et deux endroits se sont distingués sans mal :

Certes, vous ne pourrez jamais gommer l’aspect romantique de la ville. Mais ce n’est pas la seule qualité de Venise. Pour moi, elle fut une véritable bulle d’air (et d’eau), loin de l’agitation des capitales. Un moment de sérénité et de réflexion. Au fil des canaux. Ou perdue dans les ruelles. À deux coups d’ailes de la maison.
Alors, vous aussi, dépassez vos préjugés. Ne réfléchissez plus. Osez. Je vous l’assure, ça change une vie.

 

Vénitiennement vôtre,

Coco

 

 

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